Pèlerins 2 (au nord), Cancale, 20 nov.17

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15h09, 28 secondes. Alors que nous avions été seuls sur la grèves depuis plus de 2 heures, des marcheurs arrivaient derrière nous. La grève est à tout le monde. La dame en bleu vert clair n’arrêtait pas de parler. Je l’entendais de loin. D’argent, d’immobilier, de lois.. Les autres ne répondaient pas ou à peine. Et elle, la dernière, la trentaine, la quarantaine.. que faisait-elle avec cette casse-pieds ?
IMG_7340.JPG15h09 40 secondes.
IMG_7342 bis.jpg15h10, 31 s.
IMG_7344.JPG15h17
15h23, 4 autres personnes arrivent, mais ce n’est pas le même genre de promeneurs : ils n’ont pas de bâtons, ils se baladent, simplement.
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3 minutes plus tard, une bonne quarantaine de randonneurs arrivent… Un autre genre encore.

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IMG_7357.JPG15h36
mais ils ne resteront que 10 mns sur le port de la Houle avant de faire demi-tour…peut-être était-ce le but de leur marche et je regarde cette personne seule qui va les croiser..
Tout le monde a bien sûr certes bien le droit d’être où il veut mais quand on est seuls ou à deux les grands groupes peuvent être perçus comme une gêne. Le groupe de 45 a été pour moi moins gênant que cette femme en bleu vert…
15h55

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le(s) rocher(s) de Cancale, 20 nov.17

IMG_7321 bis14h07. Les rochers, du côté de Vauléraut.
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13h52. Le fameux Rocher de Cancale – qui était un gravier dans une des chaussures de Gargantua – qui semble plus haut que ses 23 m d’altitude, paraît être la proue d’une seule île,  mais il est séparé, aux plus basses marées, de l’île du Châtellier (à gauche, qui culmine à 29 m) et de celle des Rimains. A Cancale on l’appelle « le rocher parlant ». Je ne sais si la légende a à voir avec Gargantua.. Il vaut mieux, dit-on,  demander à un(e) Cancalais(e) de nous conter l’histoire..
IMG_7326 bis.jpg14h26

Le Berl, (le) Bono, 26 oct.17

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Le petit port du Berl – ou plutôt faudrait-il dire le havre – tire sa beauté surtout de cette maison blanche orientée sud-ouest, accrochant si bien le soleil du soir,  même s’il y a quelques autres maisons et cabanes ostréicoles. C’est le début, en remontant, du passage le plus étroit de la rivière d’Auray : une centaine de mètres, bordés de bateaux, et même moins si on parle du chenal.

« c’est un beau jour (de brume) pour mourir », St Pierre, 25 oct.17, 16h32/17h20

Connaissez-vous cette phrase que l’on entend dans le très bon film Little Big Man d’Arthur Penn ? Un vieil Indien la prononce et grimpe sur la montagne pour mourir.. mais la pluie le fera redescendre de ce rendez-vous manqué avec sa mort… Laissez-moi vous conter ma petite histoire.. En cette fin de journée qui a été nappée de brume, aller marcher sur la côte est séduisant. Le brouillard nimbe les lieux de son voile mystérieux.. et le soleil bas apporte enfin sa touche de lumière .

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Nous ne sommes pas seuls à marcher ainsi sur le rivage..

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Tout est transfiguré, différent, envoûtant.. Est-ce bien le jour ou sommes-nous sous une pleine lune ? Le temps est incertain, décalé.

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Un homme, une femme, marchent dans la baie de St Pierre (qui a les clefs du Paradis).. Ils ont un chien qui cavale dans tous les sens et je me dis « encore un chien qui risque de déranger les oiseaux »..

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Je vous passe les détails mais disons que, après avoir tancé ma femme qui a enfoncé ses chaussures dans la vase au lieu de marcher dans mes pas comme je le lui avais recommandé, fort de mon expérience de la baie, , je décide, moi qui ai des bottes en caoutchouc,  de couper à travers la baie où la mer monte, tranquillement mais sûrement..tandis que ma femme la contournera par la terre (ferme). Il n’y a dans la baie que ce couple. A un moment, croyant reconnaître ma femme (le jour et ma vue baissent) je fais des signes en direction d’une silhouette – qui ne répond pas –  que je crois être la sienne..

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Mes pas s’enfoncent de plus en plus dans la vase. J’ai bien du mal à avancer. Je décide de couper court à cette marche de plus en plus pénible en traversant un bras d’eau où la mer monte, pour remonter sur la terre ferme. Je suis d’autant plus surpris car d’un naturel optimiste quand d’un coup je ne peux plus sortir ma botte de la vase et que je dois tirer dessus pour continuer à avancer. Puis, alors que l’eau autour de mes bottes continue à monter, je ne peux plus bouger, ma jambe sort de la botte, je manque de m’affaler dans l’eau, mon appareil photo autour de mon cou se balançant au ras de celle-ci. Mon pied libre s’est enfoncé dans l’eau et la vase plus profondément encore. Je sens que hors des bottes point de salut… Mon Canon rase l’eau salée… Je commence à fatiguer à tenter de me sortir de cette vase qui semble de plus en plus ramollie… Je commence à avoir des pensées métaphysiques … Je fais signe au couple à 30 métres que j’ai régulièrement regardé pour voir s’il me regardait. Je finis par leur dire que je suis en difficulté. L’homme viendra jusqu’à moi, me tendra une main secourable, que je prendrai et je m’en sortirai, assez essoufflé mais rassuré car je ne suis plus seul… Si ça avait tourné autrement, vous ne verriez pas, et moi non plus, la photo suivante que je trouve pleine de sérénité orientale… Quelques jours après je chuterai de ton mon long dans les rochers, après avoir été survolé par un hélico de la sécurité civile.. Mais c’est une autre histoire.. et d’autres photos !

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