Le Berl, (le) Bono, 26 oct.17

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Le petit port du Berl – ou plutôt faudrait-il dire le havre – tire sa beauté surtout de cette maison blanche orientée sud-ouest, accrochant si bien le soleil du soir,  même s’il y a quelques autres maisons et cabanes ostréicoles. C’est le début, en remontant, du passage le plus étroit de la rivière d’Auray : une centaine de mètres, bordés de bateaux, et même moins si on parle du chenal.

« c’est un beau jour (de brume) pour mourir », St Pierre, 25 oct.17, 16h32/17h20

Connaissez-vous cette phrase que l’on entend dans le très bon film Little Big Man d’Arthur Penn ? Un vieil Indien la prononce et grimpe sur la montagne pour mourir.. mais la pluie le fera redescendre de ce rendez-vous manqué avec sa mort… Laissez-moi vous conter ma petite histoire.. En cette fin de journée qui a été nappée de brume, aller marcher sur la côte est séduisant. Le brouillard nimbe les lieux de son voile mystérieux.. et le soleil bas apporte enfin sa touche de lumière .

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Nous ne sommes pas seuls à marcher ainsi sur le rivage..

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Tout est transfiguré, différent, envoûtant.. Est-ce bien le jour ou sommes-nous sous une pleine lune ? Le temps est incertain, décalé.

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Un homme, une femme, marchent dans la baie de St Pierre (qui a les clefs du Paradis).. Ils ont un chien qui cavale dans tous les sens et je me dis « encore un chien qui risque de déranger les oiseaux »..

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Je vous passe les détails mais disons que, après avoir tancé ma femme qui a enfoncé ses chaussures dans la vase au lieu de marcher dans mes pas comme je le lui avais recommandé, fort de mon expérience de la baie, , je décide, moi qui ai des bottes en caoutchouc,  de couper à travers la baie où la mer monte, tranquillement mais sûrement..tandis que ma femme la contournera par la terre (ferme). Il n’y a dans la baie que ce couple. A un moment, croyant reconnaître ma femme (le jour et ma vue baissent) je fais des signes en direction d’une silhouette – qui ne répond pas –  que je crois être la sienne..

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Mes pas s’enfoncent de plus en plus dans la vase. J’ai bien du mal à avancer. Je décide de couper court à cette marche de plus en plus pénible en traversant un bras d’eau où la mer monte, pour remonter sur la terre ferme. Je suis d’autant plus surpris car d’un naturel optimiste quand d’un coup je ne peux plus sortir ma botte de la vase et que je dois tirer dessus pour continuer à avancer. Puis, alors que l’eau autour de mes bottes continue à monter, je ne peux plus bouger, ma jambe sort de la botte, je manque de m’affaler dans l’eau, mon appareil photo autour de mon cou se balançant au ras de celle-ci. Mon pied libre s’est enfoncé dans l’eau et la vase plus profondément encore. Je sens que hors des bottes point de salut… Mon Canon rase l’eau salée… Je commence à fatiguer à tenter de me sortir de cette vase qui semble de plus en plus ramollie… Je commence à avoir des pensées métaphysiques … Je fais signe au couple à 30 métres que j’ai régulièrement regardé pour voir s’il me regardait. Je finis par leur dire que je suis en difficulté. L’homme viendra jusqu’à moi, me tendra une main secourable, que je prendrai et je m’en sortirai, assez essoufflé mais rassuré car je ne suis plus seul… Si ça avait tourné autrement, vous ne verriez pas, et moi non plus, la photo suivante que je trouve pleine de sérénité orientale… Quelques jours après je chuterai de ton mon long dans les rochers, après avoir été survolé par un hélico de la sécurité civile.. Mais c’est une autre histoire.. et d’autres photos !

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Locmariaquer Port-de-pêche, oct.17

Ce titre je l’explique, une fois n’est pas coutume. Locmariaquer a ces ruelles étroites typiques des « villages de pêcheurs »,  modestes voire pauvres, qui  s’installaient sur de petites parcelles et construisaient de petites maisons, l’essentiel étant la vaste mer qui leur permettait de gagner leur pain. Au fil du temps, j’ai l’impression  que la  pêche côtière a pris des ris, qu’elle s’est réduite. J’ai toujours vu dans le port des plates à huîtres et des embarcations de loisirs, principalement des dériveurs type Guépards, Vauriens et Gazelles qui me semblent plus nombreuses et en meilleur état aujourd’hui que dans les années 70, mouvement d’intérêt pour les vieux gréements oblige ?  Les vedettes de transport de passagers (à l’instar du « Passeur des Îles ») sont aussi de plus en plus nombreuses. Pas étonnant puisqu’il y a de plus en plus de touristes.  Depuis plusieurs années, je me demande si la commune, aidée de quelques autres institutions plus larges, n’a pas reçu des aides pour – et choisi de – aider la pêche car j’ai remarqué (ils ont peut-être toujours existé) plusieurs petits bateaux pour la pêche aux casiers et à la ligne qui écument les bords de la côte. Revenons au titre : il fait référence, puisque j’ai quelques références (ceci dit en totale modestie), au texte de Blaise Cendrars, co-sujet de mon mémoire de maîtrise de lettres modernes, « Paris Port-de-Mer ».
Pour l’instant, j’identifie 4 petits bateaux de pêche. J’ai photographié en action Esteban et la Bohême.

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Esteban, Marina II et Tog Ru (le Chapeau de rue ?)

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la Bohême, 2 nov, 13h41