Locmariaquer Port-de-pêche, oct.17

Ce titre je l’explique, une fois n’est pas coutume. Locmariaquer a ces ruelles étroites typiques des « villages de pêcheurs »,  modestes voire pauvres, qui  s’installaient sur de petites parcelles et construisaient de petites maisons, l’essentiel étant la vaste mer qui leur permettait de gagner leur pain. Au fil du temps, j’ai l’impression  que la  pêche côtière a pris des ris, qu’elle s’est réduite. J’ai toujours vu dans le port des plates à huîtres et des embarcations de loisirs, principalement des dériveurs type Guépards, Vauriens et Gazelles qui me semblent plus nombreuses et en meilleur état aujourd’hui que dans les années 70, mouvement d’intérêt pour les vieux gréements oblige ?  Les vedettes de transport de passagers (à l’instar du « Passeur des Îles ») sont aussi de plus en plus nombreuses. Pas étonnant puisqu’il y a de plus en plus de touristes.  Depuis plusieurs années, je me demande si la commune, aidée de quelques autres institutions plus larges, n’a pas reçu des aides pour – et choisi de – aider la pêche car j’ai remarqué (ils ont peut-être toujours existé) plusieurs petits bateaux pour la pêche aux casiers et à la ligne qui écument les bords de la côte. Revenons au titre : il fait référence, puisque j’ai quelques références (ceci dit en totale modestie), au texte de Blaise Cendrars, co-sujet de mon mémoire de maîtrise de lettres modernes, « Paris Port-de-Mer ».
Pour l’instant, j’identifie 4 petits bateaux de pêche. J’ai photographié en action Esteban et la Bohême.

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Esteban, Marina II et Tog Ru (le Chapeau de rue ?)

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la Bohême, 2 nov, 13h41

Jour de brume et de bruine, 13 sept.17, Locmariaquer

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10h50. Lignes horizontales, obliques, sphère, dégragé de bleu-gris, arbres… Les lieux ont quelque chose de japonais, de zen.
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Midi passé. Les huîtriers-pies, farouches, prudents, s’envolent malgré mon approche précautionneuse. Ils battent vite leurs ailes mais leur corps est stable. Ils sont en mouvement et immobiles..

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Les huîtriers-pies ne sont pas faciles à photographier en vol. Ils vont vite. Heureusement ceux-là me font la faveur de se placer dans la partie où le ciel fait fond, laissant la mer se voir jusqu’à l’écume contre les rochers.
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Je regarde à gauche vers la côte et je regarde à droite vers la baie et mon œil perçoit une présence sur la mer que je n’avais pas remarquée jusque-là (la présence, pas la mer). Un petit bonhomme sur sa plate, qui sort de la baie pour se rendre dans le Golfe sans doute. Les amateurs d’huîtres en veulent toute l’année et quel que soit le temps faut y aller ! La mer est un peu agitée en ce 13 septembre et petit bonhomme mène doucement sa plate qui disparaît pourtant dans le creux des vagues. On dirait qu’il mène un tracteur flottant mais c’est bien une petite plate en alu, qu’il mène avec précaution.
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Fin de journée (17h42). Sur le premier quai à la Trinité sur Mer il fait bon flâner dans la bruine.
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Le trimaran de Francis Joyon a laissé la place à quai à un autre géant encore plus grand, Spindrift 2, et est amarré à un corps mort dans le chenal du port, plus près de la baie de Quiberon où il évolue régulièrement.
On vient voir ces géants dont la hauteur des mats atteint les 35 mètres !
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