le Prix du Poisson…, Quiberon, 27 févr.2017, 17h46/42/48

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La « petite » tempête donne à plein, le vent souffle fort, difficile de maintenir l’appareil et même de tenir debout sans être bousculé, mais c’est tellement beau et impressionnant que l’on sort de l’auto à chaque occasion entre 2 grains pour voir, ressentir et capter quelques vagues magnifiques de puissance. Je suis concentré sur les vagues qui s’élèvent et lessivent la côte rocheuse quand, n’en croyant d’abord pas mes yeux, je m’aperçois qu’un chalutier est sorti de Quiberon et, montant et descendant, taille l’air de rien son bonhomme de chemin sur l’océan très agité. C’est ce qu’on appelle « une mer forte à très forte » et ce bateau d’une quinzaine de mètres semble une coquille de noix… Pourquoi diable sont-ils sortis ? Le doivent-ils vraiment ? La pêche est -elle bonne par ce temps ? Quelle qu’en soient les raisons, je trouve cela bien courageux, voire téméraire, en tous cas admirable (de lapin). Oups ! pardon, le mot à ne pas prononcer… Chapeau ! J’en ai discuté avec Jean-Claude, qui a été patron pêcheur de 1960 à 1992 (il a commencé comme mousse à 15 ans) qui m’a dit que quand il y a du vent et de la mer le poisson « soulage », c’est-à-dire qu’il est moins au fond, plus en surface ( ce qui veut dire la même chose) et que, de toute façon, c’est le métier, le travail, et qu’il faut bien y aller pour gagner, au pire, sa croûte, au mieux, de l’argent. En tous cas, c’est ce que j’ai compris.